Déboule une garce qui non contente de vous avoir craché dessus dehors dedans derrière, à deux doigts de l'agression vous harponne pour finalement fuir lachement (et ne pas hésiter a l'instant d'après à dire que vous rejetez toute conversation) dès lors que vous la mettez face au vide qui la constitue.
L'autre renchaine. Je lui rends toutes ses affaires que je ne peux plus tolérer dans mon espace préservé. Enfin je n'aurais plus rien lui dire, point, stop, dehors. Si ses merveilleuses nouvelles amies connaissaient son opinion d'elle il y a quelques semaines. C'est à vomir.
Elle m'a fait passé pour la pire salope qui puisse exister sur Terre, une nympho qui pense à son cul avant tout. Pour se faire elle n'a pas hésité à mentir, déformer la vérité. Lorsqu'on lui jette la vérité en pature, mollement elle se cache derrière une confortable amnésie, une maladresse.
"Adios mi amor. Te quiero puta."
Roger et moi lachons le narguilet à la fraise, pour aller à tout hasard au cinéma St-Louis. Et pouf en un rien de temps nous voila à la séance de 20h de Black Book. Pendant près de deux heures et demi, nous en prenons plein la vue.
3h du matin : Je me rend compte que tout le monde est cramé. Les gens déraillent. Y a de la gerbe dans le lavabo des toilettes, des hommes ivres morts qui sont évacués, deux type qui veulent me prendre en photo, l'un qui me galoche pour s'excuser de m'avoir donner un coup de coude. Sa barbe mal rasée pique. Je recule, il avance. Je ris. C'est absurde. Un autre emballe Marianne, tout ca s'échange, allez y comprendre une quelquonque logique. Des anciens de l'école, de type ingénieurs accomplis, mariés trois enfants, nous invitent à danser. C'est amusant, on y va. Puis ils nous payent le champagne, je commence à trouver que nous faisons un peu poule de luxe. "Elles sont belles, et souriantes", suivi d'une main ruisselante dans le dos sera le détail de trop. J'esquive, revoila Laurie ! Les choses se dégradent d'heure en heure. Heureusement, nous partons avant la fin. Fin qui n'arrive jamais. Cheminement insoutenable pour quelqu'un qui n'est pas ivre mort. On a vu des gens sympas de Barthou, un gars de la sécurité a tripoté ma frange, j'ai vu le cousin a peine 10 minutes.
Un pti poulet-mayo chez Marianne, quelques instants de larvage et une clope plus tard, retour à la bibliothèque où ma camarade me rejoint après une heure et demi.Nous quittons la bibliothèque pour aller acheter le Contre Sainte-Beuve que la librairie Tonnet a enfi reçu.
Nous sommes rentrées d'Avignon, la belle frisée et moi-même, hier soir, par le train qui arrive à Pau (Pau. Ici Pau. Bienvenue à Pau.) à 22h26.
Je suis rentrée de Pau un beau matin, par le train. Après un mercredi on ne peut plus animé. Propos délurés, courses folles dans un pré, baisers volés, éclats de rire, cigares et fine 120 nous tenirent en éveil jusqu'au petit matin. Toi, moi, vous, eux, nous. J'aime les gens, pour certains, de vrais amis, si rapidement, les lieux, les odeurs qui riment avec cette autre vie, qui est désormais la mienne.
Il y a une belle frisée, que je me plais à embrasser, sans trop savoir ou finit l'ambiguité.
J'ai fait cuire des pommes de terre à la poele, et joué à Mario Kart à moitié dégommée, à contre sens, dans les bras de Marianne.
Le téléphone on ne peut plus stridant de Marianne sonne dans mon oreille droite. WoUich.
Aujourd'hui elle a 18ans, elle m'a invité chez elle, ici, dans sa famille si accueillante, et je n'ai même pas de cadeau.
J'écris depuis Dax, petite ville située à 1H de train de Pau. Je suis chez Marianne, ma "camarade d'infortune", bien que le terme me rappelle les publicités de la spa "Si Médor avait eu la chance d'être deja adopté, pensez à ses compagnons d'infortune". Certes, on nous estime à peine plus que des chiens (quoique certains chiens sont plus appréciés par leur maitre que nous par nos profs mais ceci est un autre débat...) mais en réalité nous sommes toujours (encore) humains, contrairement à ce que l'on veut nous faire croire !
Donc mon agréable amie me prête aimablement son pc, et me voila à nouveau ici (au lieu de bucher ma khollle de géoO my gOd!).
Je suis rarement seule, Marianne et moi ne nous lachons plus. A la première occasion, je rapatrie des gens sympatoches chez moi autour de ma boite de bonbons et d'une petite menthe à l'eau, en deux semaines, deux beuveries (euh soirées) ont deja été organisées et nous y avons naturellement participé. Et puis on bosse ensemble, et surtout faisons des breaks ensemble.
Comment on peut passer du tout au rien ?